lundi 6 novembre 2017

Le camp des autres de Thomas Vinau

Le camp des autres de Thomas Vinau


Date de parution : Août 2017
Editions : Alma
Nombre de pages : 186 pages


Quatrième de couverture : Gaspard et son chien s'enfuient dans la forêt.
L'enfant à peur, il a froid, il a faim, il trébuche, il se cache. Il est blessé. Un homme le recueille. Qui est-ce Jean-le-blanc ? Un sorcier, un contrebandier, un professeur ? Avec lui, et d'autres récalcitrants - ceux de la caravane à Pépère qui défraya la chronique au début de XXe siècle - Gaspard va découvrir la vie en marchant sur le monde.


Mon avis : Un jeune garçon et son chien sont en fuite dans la forêt. Ils échappent à plus d'un danger jusqu'à ce qu'ils croisent la route de Jean-Le-Blanc. Cet homme va leur porter secours et plus que cela, les recueillir, vivant lui-même dans la forêt. Gaspard fera également la connaissance des membres de la Caravane à Pépère composée d'exclus de la société qui tentent de survivre comme ils le peuvent. 

À travers ce roman Thomas Vinau a souhaité redonner la parole à ceux qui n'en ont pas. C'est aussi à cela que la littérature doit servir. L'idée me plait beaucoup mais n'a pas été suffisante pour me faire totalement accrocher à ses mots. Autant les passages sur la forêt au début du livre m'ont plu : les descriptions lui donnent vie et cette nature devient un personnage à part entière. La deuxième partie avec La Caravane à Pépère m'a beaucoup moins séduite car les mots de Thomas Vinau perdent de leur douceur pour devenir plus violent. Une violence qui est une réalité mais qui n'est pas ce que j'avais envie de lire malheureusement. 

"La forêt n'a jamais perdu ses propres règles, son propre règne, son ventre de nuit sauvage. Elle est restée le souffle archaïque de nos cycles, l'haleine musquée de nos origines, la reine ombragée du vivant, la ruade. Nous nous sommes tenus à l'écart pour inventer nos propres nuits, nos propres lois de bêtes orphelines, nos merveilles, nos désastres, nos propres dieux et nos propres monstres, sans jamais cesser de la craindre avec vénération. Elle est alors devenue le refuge de ceux qui se refusaient à l'homme et de tous ceux que l'homme refusait. Elle est l'autre camp. Le camp des autres."


    

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci pour votre passage sur le blog!